La mesure pour tous, version AR

Parce qu’on a pas forcément un mètre dans la poche et un stylo à la main, il existe des solutions technologiques sympathiques qui permettent de prendre quelques mesures et de partager les résultats.
Elles fonctionnent plus ou moins bien en fonction des téléphones, plutôt mieux sur les récents et les hauts de gamme, le fait d’avoir deux objectifs aidant sans doute. 

Quelques liens utiles : 

  • Version Android : Measure (by Google) 
  • Version iPhone : Measure (merci @T__h_o_m_a__s)

Des dizaines d’applications existent sur les store pour faire qui de la mesure, qui des volumes, etc. A calibrer toutefois pour éviter les surprises !

Je peine à croire que l’on remplace prochainement la roulette par ce genre d’applications, mais elle peut aider à faire un chiffrage ou préparer la place pour une baie, calculer un cheminement ou relever l’espace pour un local technique.

Le terrain, à la source de la transformation

Le terrain n’est pas uniquement la source de la donnée primaire et le point de captation de celle-ci pour partir dans le processus de triage numérique.

C’est également de ce contact avec le terrain que doivent être dérivés les processus qui permettront de créer de la valeur pour l’entreprise.

Quelques exemples avec lesquels j’ai été en contact ces derniers jours :

  • Gestion de stock par reconnaissance scan de QR codes depuis les mobiles permettant de remettre à jour un inventaire central mais de façon mobile-driven (un projet étudiant). C’est avec des codes barres mis en place par d’autres que l’on monte son inventaire ;
  • Gestion de notes de frais par reconnaissance de photos de notes de frais (à essayer d’ailleurs, c’est Jenji.io, que l’on peut au passage détourner pour d’autres usages de GED). C’est bottom-up qu’est conçu le workflow ;
  • Formulaire de terrains qui permettent de remonter les non-conformités, de plus en plus utilisés dans les entreprises de génie civil qui sont tant soit peu innovantes. Dans ces cas, sur lesquels je reviendrais souvent, c’est évidemment du terrain que se construit le parcours de la donnée.
  • La liste s’allonge tous les jours ; c’est plus ou moins masqué par le comme étant mobile first. Mais le mobile first n’est lui même qu’une des conséquences, la plus lisible certes, de l’approche basée sur la proximité du terrain.

Pour moi, seule la proximité immédiate du terrain et son « retour de force » permettent de mettre en oeuvre une vraie transformation. Celle-ci étant nécessairement faite d’essais et d’expérimentations, de choses qui fonctionnent et d’autres qui sont des indications sur le chemin à suivre, d’ailleurs plus connues sous le nom d’échecs. Il faut que celui qui qui mène cette transformation soit impliqué dans le processus. Qu’il utilise les outils et passe du temps dans leurs interfaces, qu’il paie le prix pour les conséquences des échecs, qu’il bénéficie au quotidien de l’amélioration apportée par les progrès déployés. J’y vois deux raisons :

  • Le diable se cachant souvent dans les détails (allant de la sensation de « flicage » à la latence des outils), c’est la seule façon d’apprendre et de corriger sans diluer le feedback en passant par un intermédiaire.
  • Conseiller sans être une vraie partie prenante revient à transférer les risques en gardant un bénéfice fixe, et ne peut être un véritable support pour une transformation qui est fondamentalement une prise de risque. Cette réflexion est à prendre en compte dans de nombreux secteurs, et notamment celui du conseil : comment faire pour porter une partie des risques (mais aussi des réussites, et de leurs conséquences) des clients ? Le rôle des consultants est bien entendu plus large, par la connaissance de l’industrie, des expériences passées et et la capacité à suggérer les évolutions et à faire se poser les bonnes questions. Mais il ne faut pas se tromper sur les attentes que l’on peut avoir vis-à-vis de certains projets de transformation).

Pour finir sur PC ce qui n’est ni photo ni géolocalisation…

Hors GPS, photo et instantanéité de la capture, il y a parfois certaines choses que l’on voudrait un peu polir pour pouvoir aider des utilisateur à une transition vers des outils numériques qui ne permettent pas forcément une finition à la hauteur de la recopie d’un schéma une fois arrivé au bureau. Le mieux est parfois l’ennemi du bien.

Heureusement, si l’outil en question permet une synchronisation cloud (hautement recommandé) et que vous avez sous la main un ordinateur, le logiciel Bluestacks peut être salvateur.

Présenté comme un émulateur de jeu gratuit, il convient parfaitement, surtout pour les applications qui demandent un peu de ressources. On peu ainsi terminer à son aise de travailler sur une donnée totalement numérique avec des outils clavier / souris physique, et surtout, résister à l’idée de sortir la donnée de son environnement numérique mais plutôt de l’enrichir.

Offre entreprise (dont on peut se passer pour tester, avec quelques pubs).

L’outil de numérisation du terrain le plus puissant…

Qui est aussi le plus simple à utiliser…
Qui est celui que virtuellement 100 % des opérateurs ont sur eux, mais qui coutait il y a encore quelques années des milliers d’euros…
Qui a une chaîne de transfert / tagging / sauvegarde de la donnée incorporée.
Dont la production est le meilleur investissement pour le futur *…

C’est l’appareil photographique de votre smartphone avec le GPS intégré.

Apprendre à maximiser le bénéfice de son utilisation est un enjeu majeur.

* Reconnaissance d’image…

Toute action qui est répétée sans être enregistrée…

Est de la donnée d’entrainement d’un algorithme machine learning qui est perdue. Est la cause d’un algorithme qui sous performe ou coute plus cher.

Et c’est très dommage, surtout quand cette donnée est coûteuse à reproduire, quand l’opérateur est particulièrement talentueux, ou lorsque l’impact d’une erreur sur cette donnée est lourd, et que l’absence d’entrainement empêche de designer un système de contrôle automatisé…